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Le Voyage de Chihiro

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les avis de Cinemasie

14 critiques: 4.66/5

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86 critiques: 4.29/5

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Myazaki est un dieu...

O quelle joie ! Moi, qui après avoir vu Princesse Mononoke, ne pensais plus assister de nouveau au cinéma à un tel degré de perfection, à un tel plaisir des sens, à une telle oeuvre poétique et intelligente. Je ne vais pas comparer ici ces 2 chefs-d'oeuvre, comme le font certains, car je serais incapable de choisir mon favori. Je peux tout simplement dire qu'il s'agit là de mes deux films préférés, toutes catégories confondues. Qu'est-ce qu'on se sent bien, serein devant un film de Myazaki : c'est indescriptible. C'est à tout instant un plaisir des yeux, des oreilles (aah... que serait un Myazaki sans les mélodies de Hisaichi ?), et quel(s) message(s), quelles idées dans ce scénario... Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, et certains ont un design plutôt surprenant et comique. Jusqu'où va aller Myazaki ? Peut-il encore faire mieux ? Perso, je vois pas trop comment... P.S.: Quand je pense qu'il avait dit de Princesse Mononoke qu'il s'agirait de son ultime oeuvre...

13 mars 2003
par killer michael


Magnifique !

Un très beau manga, et ce, dans tous les sens du terme. Je savais que Miyazaki allait nous sortir quelque chose de formidable, mais je ne m'attendais pas à tomber sous le charme à ce point. Bien qu'il y ait pas mal de ressemblance avec "Alice au pays des merveilles", ce manga reste une oeuvre original, qui captive du début à la fin.

26 juin 2002
par Kosh


boulversant,sensible, poetique, tendre,drole et triste.

une merveille pour les yeux!

12 avril 2002
par jade


8ème art.

Chihiro est à l'animé ce que la Joconde est à la peinture... c'est à dire une oeuvre belle et forte qui prend toute sa splendeur que lorsque l'oeil s'y attarde. Jamais, un auteur n'avait autant débordé d'imagination, si ce n'est le Lang de Métropolis, et encore, l'écriture était déjà passée. Une grande et belle expérience à vivre mille fois pour se rendre compte de sa splendeur. Le maître y décrit les rêves, les peurs, les envies, les craintes de l'adulte dans la tête d'une enfant. Un grand voyage initiatique au pays des songes, qui narre l'humanité tout simplement... un chef d'oeuvre.

06 mai 2003
par Iron Monkey


Envoutant

Le plus magique des dessins animés, peut être le meilleur que j'ai vu. Mais je ne l'ai vu qu'une fois alors mon avis peut changer...

19 août 2007
par Hotsu


UN CHEF D'OEUVRE

Véritablement extraordinaire, à ne pas manquer. L'aventure est passionnante, les sous textes sont nombreux. Un régal.

07 mai 2003
par Jérémy


Trop trognon!

Voila le genre de film que l'on regarde avec un sourire idiot aux lèvres, béatement heureux. Voila le genre de dessin animé qui vou réconcilie avec la vie, qui vous rend euphorique et léger. Bref, un film qui fait un bien fou, que l'on soit adulte ou non.

29 juillet 2005
par Cuneyt Arkin


OH OUI...

Sûrement le film de Miyazaki que je préfère pour l'instant. Du grand art. Merçi Mr Myasaki...

22 janvier 2006
par Sifu Tetsuo


Du bonheur tout simplement ^^

Je viens de voir "Le Voyage de Chihiro" et je n'arrive pas à enlever ce sourire idiot que j'ai depuis avoir quitté le cinéma.Ce film est une merveille,un bijou, une splendeur.Tout n'y est que douceur, poésie,enchantement,magie,dépaysement total, bonheur. Si on veut bien oublier ses repères et sa rationalité, ce film est un chef d'oeuvre accompli, qui nous oublier toute notre peite vie matérialiste et ses petits tracas insignifiants. Je suis heureux!!!!

19 avril 2002
par Zebigboss


Le meilleur de Miyazaki

Oubliez Princesse Mononoké, Laputa et Nausicaa, car Sen to Chihiro no Kamikakuchi vient se placer premier de la liste des DA de Miyazaki. J'ai eu l'immense privilège de voir l'avant-première du film au Japon, fin Juillet 2001, et l'impresion qu'il m'a laissé est tout bonnement incroyable. Le film se situe ( au début) de nos jours. Chihiro vient d'arriver dans une nouvelle ville avec ses parents, qui l'emmmène faire un petit tour en campagne avant de commencer l'école. Le père aperçoit(après un peu de hors piste avec sa voiture dans un sentier de forêt) un tunnel étroit, au beau milieu du bois. Ce tunnel mène à une petite citée marchande, vide de monde. Le père et la mère sont tout à coup attirés par l'odeur de mets délicieux, s'asseoient à un comptoir et se bâfrent comme des porcs. La petite Chihiro impatiente d'attendre ses parents, fait un tour dans la cité, traverse un large pont qui mène à une gigantesque citadelle dans le plus pur style féodal japonais et fait la rencontre d'un jeune garçon aux cheveux bleux en kimono qui lui somme de quitter les lieux. Apeurée, la petite fille retourne voir ses parents qui, O stupeur, se sont transformés en gigantesques porcs!!! Ne comprenant plus rien, et la nuit tombant, la petite fille détale dans tout les sens en cherchant de l'aide lorsque de mystérieuses formes fantômatiques commencent à s'installer dans les magasins... Je ne vous raconte pas la suite tant elle est à découvrir( avec dragons, magicienne à grosse tête, fantôme au masque plus qu'inquiètant, et trois têtes sans corps qui rebondissent en poussant des "ohm!", "ohm!") Ce film met en scène des fantômes traditionnels japonais et autres créatures fantastiques issues tout droit de l'imagination de Miyazaki. Bref Y'A BON!!!!!!! C'EST DE LA BOMBE!!!!

07 janvier 2002
par bubu ze killer


tout simplement magnifique!

magnifique ,extraordinaire et merveilleux sont trois mots qui pourraient definir ce chef d'oeuvre envoutant tant par ses personnages tous aussi hallucinant les uns que les autres que par ses decors et paysages superbes! en plus l'histoire est vraiment recherché avec une imagination debordante! mais ou Miyasaki va-t'il chercher tout ca!^^ que du bonheur!

21 février 2003
par conrad


un emerveillement

si vous voulez oublier quelques soucis, vos tracas de la vie quotidienne, allez donc voir le voyage de chiriro, vous oublierez tout,et en ressortirez avec une etrange et ennivrante sensation de bien être. "Chihiro" fait rêver ... et c'est déjà beaucoup

17 juin 2002
par darth-oli


C'est pas mon genre de film mais je commence à aimer

Superbe animation, assez créatif tout en restant "japonais". une vraie surprise pour moi. Un univers qui m'a plu. J'en redemande.

07 novembre 2004
par Kit Mat


le meilleur pour moi

quel univers! personnel et envoutant, moins puéril que certains de ces précédents films, j'adore l'ambiance. un must

03 juin 2004
par chronofixer


Superbe...

Encore une fois, Miyazaki nous sort un film superbe. J'ai moi eu la chance d'être à l'avant première internationale (hors japon) au forum des images à Paris en décembre 2001 en présence de Miyazaki lui-même (inutile de vous dire que ct un grand moment !) qui a répondu à nos question après la projection. Le film est très bon, bon scénario, bonne animation (comme tout Ghibli) et très bonne immersion dans la culture Japonaise et ses nombreuses divinités Shintoïstes. Bref dépéchez vous d'aller le voir à sa sortie officielle en France en salles le 10 avril 2002 ! Ashitaka

10 février 2002
par Ashitaka


Un chef d'oeuvre!

Une histoire très prenante, des personnages particulièrement attachants, d'adorables créatures... Cet univers fantastik qu'a crée monsieur Miyasaki est une merveille, à la fois pour les petits (mais pas trop non plus car quelques uns des personnages sont singulièrement répugnants et meme parfois terrifiants) comme pour les plus grands. Magnifique!

01 janvier 2003
par Stavengard


Un voyage fabuleux, magique rempli d'onirisme , on retombe en enfance un film a voir de 8 a 80 ans !!!!!!!!!

Miyazaki tout le monde sait a quel point je te considere comme un kami lol Tu nous epate toujours et encore , Mononoke etait sublime, Chihiro est superbe!!! Comment ne pas craquer devant le parcours initiatique de cette petite fille adorable et innocente!!!!!!!!! L'ambiance du film est magique, la mise en scene superbe, le travail de recherche est a applaudir (les kamis , croyances, decors, ect....) Chihiro en ressort plus humaine, elle connait maintenant certaines valeures de la vie (au depart elle estait plutot enfant capricieuse), cette epreuve la marqué a vie elle pourra maintenant aller de l'avant. Pour resume, des compositions superbes (domo hisaichi san) , un univers merveilleux, des personnages attachants(le sans visage, haku, chihiro) est des themes sur l'oubli, la propriete, la peur , le folklore ,l'ecologie, le sens des valeurs tant de themes interessants Une valeure sure ne le rater pas reyhan

26 mars 2004
par Sasuke


Le renouveau Myazaki

Poétique, leger, beau, profond... Ce dernier Myazaki est digne de ces prédescesseurs, tout en se détachant au niveau du contenu. Il est à l'extrème du dernier: Princesse Mononoké. On y retrouve la fantaisie de Totoro avec une touche plus adulte, on sent qu'il y a un message profond derrière et de la maturité (je ne dénigre pas du tout Totoro qui lui est un hymne à l'enfance). Là, on se retrouve plutot à une enfant qui devienr adulte le temps de son voyage chez les esprits! On en ressort léger comme l'air, de la fantaisie plein la tête et le coeur heureux!

14 juin 2002
par Himura Kenshin


SUPERBE !

Ce dessin animé est vraiment magnifique et il conviendra aussi bien aux enfants qu'aux adultes de par sa profondeur... J'ai eu la chance de le voir au Max Linder Panorama, la meilleure salle de Paris à mes yeux, et mon bonheur n'en a été que plus grand : j'ai pu profiter au maximum de la superbe bande sonore du film (dont la composition musicale est vraiment réussie) et admirer la qualite des dessins sur écran géant... J'ai été très amusé et attendri par les petits porteurs de charbon ("les boules noires") ainsi que par le duo formé par l'oiseau-mouche et le rat... !!

14 avril 2002
par Manu_le_malinho


Magnifique

Animateur consacré, cinéaste réputé, esprit aéré, Hayao Miyazaki est désormais si estimé que l’attente qui précéda « Le Voyage de Chihiro » fut aussi remarquable que son appréciation finale. L’accueil réservé au film, avec pour « climax » son très prestigieux Ours d’or à Berlin, fut considérable. Qui s’en plaindrait ? Mais du coup, beaucoup s’attendent déjà à être déçu par son prochain opus. Attendons une heureuse surprise. La raison de l’exceptionnelle qualité de ce « Voyage de Chihiro » tient essentiellement au travail de Miyazaki pour créer un film qui vogue de bout en bout sur deux niveaux de lecture. Le premier est celui que l’on perçoit directement, l’aventure en elle-même. Comme toujours dans les films que l’on peut percevoir en surface et en profondeur, cette vision là n’est pas à négliger. Ici, parce que Miyazaki nous offre une élaboration absolument géniale de moments oniriques et enivrants. Lorsque l’on voit le film à ce niveau, l’histoire de Chihiro est déjà belle et réjouissante. Les paysages sublimes, les personnages uniques, l’animation élégante, les musiques encore une fois épatantes de Hisaishi, tout rend cette aventure inoubliable. Pas question de croire pour autant que Miyazaki n’explore pas déjà les possibilités de ce voyage, le rendant initiatique. Passant d’épreuves en découvertes pour accéder à une certaine maturité, ce pan de vie de Chihiro est une quête de soi des plus captivantes. Déjà, perçu sur ce niveau considéré comme élémentaire, le film est admirable sur la forme et sur le fond. Il existe donc un second niveau d’appréhension du « Voyage de Chihiro ». Celui-ci permet de percevoir chacun des moments de ce voyage de la petite héroïne de manière détournée. Plus précisément, tous les éléments étranges qui se succèdent dans le village n’existent que par rapport à Chihiro. Qu’elle rêve toute cette histoire ou qu’elle existe réellement importe peu, l’important est que tout ne prenne vie que par Chihiro. On assiste donc à un rayonnant voyage mental. Personnages, épreuves, symboles en tout genre ne font que renvoyer constamment à leur équivalent dans la vie d’une petite fillette de neuf ans. Tout ce que l’on voit, mais alors vraiment tout, peut être compris selon l’esprit de Chihiro. Les personnages semblent alors prendre l’apparence de ce à quoi Chihiro les assimile (comme ses parents dont l’attitude au début en fait de véritables porcs), ou devenir une version décalée et onirique des personnes que côtoie Chihro dans sa vie courante (Yubaba et sa jumelle Zeniba s’apparentent ainsi aux grands-mères de l’enfant, une à la ville et une à la campagne, une plus sèche et une autre plus douce) ou encore, les personnages se font vision caricaturale selon la petite (Yubaba avec son nez crochu ressemble à un corbeau et ainsi sa transformation prend sens). Haku lui, par différentes phrases échangées avec Chihiro se place comme le représentant de son éventuel premier petit ami, de ses amis à venir dans sa nouvelle école ou de son futur petit ami. Le jeune garçon faisant aussi office de matérialisation d’un souvenir d’enfance enfoui en elle depuis longtemps. Il n’y en a pas que pour les personnages ; le village même, grouillant d’entités bizarres voire effrayantes, ne ressemble à cela que pour témoigner des craintes de Chihiro face à son arrivée dans une nouvelle ville. Ce sont aussi les peurs obsédantes et quotidiennes de Chihiro, pour cela d’autant plus représentante des gamines de son âge, qui se retrouvent, toujours de manières métaphoriques, dans l’œuvre. Ainsi, sa crainte face aux (et son intérêt pour les) dangers écologiques prend vie avec la venue du client Putride aux bains, de même sa peur de l’arrivée du bébé, vu comme monstrueux puisque toujours objet de jalousie pour une enfant de cet âge. C’est constant et c’est passionnant, tout renvoie toujours à l’imaginaire de Chihiro, citons encore pêle-mêle : la boule de feu de yubaba, détail étrange mais peut-être logique dans la tête d’une gamine japonaise ; les nombreux esprits qui collent possiblement à l’intérêt naissant de Chihiro pour cette partie intrigante de la culture nippone ; etc. Alors que la première lecture du film est un bonheur et une ivresse des sens non-stop, que la deuxième est, pour son intelligence, sa richesse et son inventivité inouïe, un enchantement rarissime, « Le Voyage de Chihiro » se paie le luxe de nous offrir une réflexion brillante sur le bien et le mal. Par le personnage de l’esprit Sans Visage, Miyazaki élabore une pensée très belle sur la façon dont on peut, par l’écoute et l’attention, faire sortir le bon d’un esprit mauvais. S’il n’égale pas la profondeur de pensée sur les liens humains et l’apprivoisement qu’il avait atteint sur ce thème dans « Laputa – Le Château dans le ciel », c’est déjà sublime. Une oeuvre somme pour Miyazaki, un très très grand film d’animation et un excellent film tout court. D’ailleurs, la réussite majeure que marque ce « Voyage de Chihiro » est son succès critique-même puisqu’il en a fait le symbole du cross-over de l’animation, à savoir : avoir suffisamment fait apprécier cette forme d’art aux professionnels et critiques pour qu’elle soit désormais considérée comme cinéma autant qu’un film « live ». On peut même oser dire qu’aujourd’hui Miyazaki est le cinéaste en activité le plus apprécié par la critique, peut-être même devant Scorsese, Almodovar et Kaürismaki. Il suffit de se remémorer l’enthousiasme des divers magazines lors des sorties cinéma de ses films, et d’hasarder une comparaison avec l’engouement provoqué par n’importe quel autre réalisateur, ce n’est pas comparable. Faites le test et vous serez heureux.

23 mars 2003
par hendy


D'un film à l'autre...

Tout commence avec un tunnel dans lequel s’avancent Chihiro et ses parents… Tout commence avec un tunnel dans lequel s’engouffre May à la poursuite d’une bestiole… Ce n’est pas le seul point commun de Chihiro et Totoro : d’abord leur titre incite à les rapprocher. Ensuite, ils traitent des mêmes thèmes : l’avancée vers l’âge adulte et ses épreuves, la perte irrémédiable de l’insouciance et des illusions enfantines... Mais le temps a passé entre ces deux films et Miyazaki, avec Chihiro, aborde cette histoire de manière bien différente.

Bien que la famille de Totoro soit affligée par la maladie de la mère, tout demeure lumineux et plein d’espoir ; les fillettes sont vives et gaies, leur père semble d’une rare bonté… Beaucoup moins radieuse, la jeune Chihiro a peur de son ombre et, comme les fleurs moribondes qu’elle tient dans les premiers plans, elle semble vouée à se flétrir pour devenir matérialiste et bornée comme ses parents, qui ne pensent qu’à manger et prendre des raccourcis. Cette comparaison pourrait suggérer, chez Miyazaki, une tendresse déclinante envers le genre humain… Selon un schéma similaire, la place et la fonction de la « magie » se sont inversées d’un film à l’autre : certes, tous deux partagent une même situation de départ (on déménage à la campagne et l’on y rencontre le surnaturel), mais l’accès au monde des rêves ne s’effectue pas de manière identique : dans Tonari no Totoro, seule la petite May pouvait, en empruntant le passage des buissons, rejoindre à son aise l’arbre du sympathique rongeur (?). Satsuki, elle, devait ramper pour y parvenir, c'est-à-dire renoncer à son statut de « grande » et revenir aux fantaisies de l’enfance. Leur père, quant à lui, ne voyait rien, car tout en acceptant, comme beaucoup de Japonais, la possibilité de la magie, il ne quittait guère le monde des adultes – trop soucieux, trop occupé. Ainsi, la découverte de la face cachée des choses reste l’apanage de l’enfance. Avec Chihiro, Miyazaki embarque toute la sainte famille dans le tunnel, et ce sont même les parents qui s’y engouffrent en conquérants de la Raison tandis que leur fille les suit en pleurnichant. Toutefois, comme dans Totoro, les points de vue se dédoublent : tandis que ses pragmatiques parents ne voient rien, Chihiro vit des aventures incroyables dans un pays qui ne l’est guère moins. Le point commun majeur reste donc l’intrusion des hommes dans un monde étranger, mais alors que Totoro révèle des êtres ouverts et bienveillants qu’il faut apprivoiser, Chihiro nous découvre un monde fermé qui punit et absorbe. Dans cet ordre d’idée, on observera que les deux mondes, celui des hommes et celui des dieux (?), ne cohabitent pas de façon identique dans les deux films : Totoro et le Neko-Bus peuvent agir dans le monde humain (et donc éventuellement se rendre utiles), et ils font partie intégrante d’une terre qu’ils partagent avec les Hommes ; d'ailleurs, Totoro est un voisin dans la trad française (ce qui traduit assez bien "tonari"). A l'exact opposé, les dieux de Chihiro sont reclus dans un palais inaccessible, séparé des humains par un tunnel, une rivière et un pont jeté sur un précipice. En deux mots, dans Totoro le surnaturel se superpose, se mêle au monde réel, et dans Chihiro, c’est une parenthèse, un insert dans la réalité. Voilà qui traduit sans doute un autre changement dans l’esprit de Miyazaki : d’un long métrage à l’autre, les dieux ont cessé de côtoyer les Hommes et les ont délaissés pour se cacher et se préserver – quitte à utiliser la violence. Chihiro revient plus grande et plus mûre de son séjour chez Yubaba : gamine veule et geignarde, elle apprend dans la souffrance la valeur du travail et se confronte tout simplement aux autres. Yubaba quant à elle offre une image stérile et dévorante de la maternité ; chez Miyazaki, les mères sont soit des castratrices hommasses (cf. la cheftaine pirate de Laputa), soit carrément absentes, devant être retrouvées ou reconquises (cf. la soeur de Yubaba ou la maman de Totoro). Privée (castrée?) par Yubaba d’identité et de nom, Chihiro se retrouve dépouillée de tous ses attributs "socio-familiaux" et n’a plus qu’à compter sur ses propres ressources. Sa rencontre avec le jeune kami de la rivière – mystères du karma – va finalement la réconcilier avec son passé.

Au terme de l’histoire, Chihiro repart comme elle était venue. Elle ne gardera de son périple que la certitude qu’il existe, derrière les choses, des mondes dérobés et des chemins de traverse. Et, comme dans un ancien Nô, le rêve se résorbe lentement pour laisser place au réel, et l’on ne distingue plus vraiment l’un de l’autre. Peu après Chihiro, à notre tour, nous remontrons le tunnel, à regret, et nous retrouverons, à la sortie de la salle de cinéma, notre réel à nous… et peut-être alors nous rendrons-nous compte nous aussi que nous avons grandi.

27 mars 2003
par hayaji


Un magnifique conte

Que dire de plus, vous avez déjà tout dit sur ce formidable film. Je connais bien les films du Studio Ghibli et Chihiro est vraiment mon préféré. Un film pour petits et grands magnifique. Je le revisionne fréquemment toujours avec le même plaisir ... Merci Miyazaki senseï pour ce chef d'oeuvre ...

12 janvier 2004
par Yazoo


Magnifique

Comment peut-on avoir autant d'idées à la minute ? On ne s'ennuie pas une seconde, c'est fabuleux. Les créatures se suivent, les scènes d'anthologie s'accumulent, et le message sur le monde actuel passe bien, à travers quelques scènes de dejection bien dégueux. Vive Myiazaki !!!

08 mai 2002
par Silien


Avez vous déja fait un reve éveillé?

Il y avait Totoro. Et ces 2 petites filles, des pierres précieuses, des anges, des enfants... Où le spectateur pouvait se plonger dans ce que l'humanité avait de plus beau a lui offrir. Et aujourd'hui? Il y a Chihiro. Une fille de 10 ans. Comme les autres. Bouffie, peu débrouillarde. Un gouffre entre 2 époques, entre un age d'or et une société normative sans saveur. Mais tout n'est pas perdu. Le merveilleux peut encore jaillir. Il est peut etre comme Haku oublié mais la trace demeure. les noms, les etres ne peuvent etre effacés. Et alors pourra-t-on refaire éclater la pierre précieuse. Si Chihiro a changé pourquoi pas le monde?

29 septembre 2002
par Khanheda


Je n'aime pas trop Miyazaki, mais...

J'avais toujours préféré la patte plus 'adulte' de Takahata à celle de Miyazaki auquel je tenais Cagliostro no Shiro pour son meilleur film.

Sen to Chihiro no kamikakuchi est un film pur. C'est un pur délice à regarder tout d'abord, ensuite c'est très original, qualité rare pour un Miyazaki. Enfin, et c'est là tout l'intérêt, c'est un des rares films de Miyazaki où il y a une véritable héroïne. Le seul autre comparable étant Totoro, mais là où Totoro nous berçait, Chihiro nous emporte comme un tsunami dans un monde de découvertes étranges.

Le seul point négatif du film (s'il en est) est le happy-end un peu trop 'happy' à mon goût.



27 août 2003
par Chihiro Fujimi


bravo sen to chihiro !!

Tant de choses ont été dite, je ne rajouterai rien si ce n'est un "bravo"

20 mars 2003
par french touch


Un voyage magique

Des personnages tous plus attachants les uns que les autres, des effets visuels splendides et une musique inoubliable sont les qualités majeures de ce film. Mais le plus fort chez Miyazaki c'est d'avoir pu enchanter un publique occidental, alors que son film est bourré de références culturelles typiquement japonaises. On reste simplement émerveiller devant le spectacle que nous offre "Le Voyage de Chihiro". Adultes et enfants rient et vibrent aux "exploits" de la petite "Sen". Et c'est cette communion entre les générations qui est magique. Bravo maître Miyazaki...

22 mai 2002
par MithX2


Poétique, drôle et émouvant

Un dessin animé plein de charme, à l'univers chatoyant et aux graphismes d'une finesse rare. Comment ne pas aimer ?

13 juillet 2007
par Chip E


voyage au bout des merveilles

Déplaçant le notre monde dans un monde de rêve Miyazaki nous nous offre une formidable métaphore sur le passage a l’age adulte ou l’adaptation et le travaille se voient récompensé

16 mai 2005
par jinchu


Fantastique

Un chef d'oeuvre comme seul Miyazaki sait le faire. C'est sublime, envoutant, onirique... Je ne vais pas repeter ce qui a déja été dit, donc, en un mot : Excellentissime!

01 juin 2003
par Shalashaska


Déçu ...

C'est beau, inventif, poétique, mais long, très long ... J'étais parti avec une furieuse envie d'adorer ce film, mais au final je n'ai pas vraiment accroché.

21 mai 2002
par Mad Mat


grosse déception...

Je m'attendais à voir un chef-d'oeuvre, vu les très bonnes critiques qu'a reçu Chihiro. Et bien j'ai été assez deçu. Je n'ai vraiment pas accroché à l'histoire et je l'ai trouvé bien trop long. Chihiro est le premier Miyazaki que j'ai vu. Je ne suis pas vraiment fan de son oeuvre mais je préfère néanmoins Princesse Mononoké.

17 juillet 2003
par marty


Laissez-moi vous transmettre mon sentiment de parfaite incompréhension au regard des critiques élogieuses sur cette nouvelle histoire signée Miyazaki...

Pour compléter mon avis sur les Ghiblis, je me suis donc décidé à matter celui-ci, assez réputé pour être lui aussi très bon. C'est encore, plus que jamais, une "Alice au pays des merveilles" perdue dans ses rêves, avec une panoplie de petits monstres et bêbêtes plus ou moins méchantes (pour preuve d'avoir repris les bestioles noires de suie de Totoro, on reste décidemment dans le même univers). Bref pour moi je n'y ai encore vu que des enfantillages, un dessin animé destiné aux gamins, rien de subtil ou de profondément phylosophique comme tout le monde persiste à le dire. C'est pour ainsi dire un beau voyage, une "aventure" pour enfants, un peter pan asiatique, bref : vraiment pas un truc pour moi, et surtout pas un chef-d'oeuvre ! Côté dessins je l'ai trouvé vraiment mieux fait que Totoro, mais bon avec 10 ans d'écart ça me paraît normal. La bande son n'est pas extra, trop de musique classique qui n'a rien à voir là-dedans, mais bon ça c'est mon opinion... Sinon le dernier reproche que je peux lui faire est sa longueur : 1h50 ! Je crois qu'on aurait largement pu couper un quart d'heure sans rien abîmer du "chef-d'oeuvre", pour sûr ! Pour ma part, je crains fort que cet anime souffre comme beaucoup dans son genre d'un mouvement de masse qui voile les vrais sentiments de chacun sur celui-ci. Il n'y a qu'à regarder les critiques un peu partout, on en devient aveuglé par toutes les excellentes critiques qui nous élèvent le film au rang de sublissime chef-d'oeuvre. J'ai l'impression qu'un fan de cinéma asiatique se doit d'aimer l'anime Ghibli pour en être, quand je vois certains avis, je me le demande sérieusement. Dans l'ensemble il m'apparaît vraiment très moyen, pas franchement mauvais loin de là, mais c'est juste que personellement je ne m'interesse plus à ce genre de dessins animés trop puérils à mon goût (et tant pis pour les fans, j'ai plus peur de vous maintenant).

18 août 2004
par koalaurent


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